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Pourparlers israélo-égyptiens pour Gilad Shalit

Le chef des renseignements égyptiens, Omar Souleiman, a eu, lundi 24 mai 2010 au soir à Tel-Aviv, des entretiens avec le ministre israélien de la Défense Ehud Barak, notamment sur la question de l’échange des prisonniers palestiniens contre le franco-israélien enlevé par le Hamas à Gaza, Gilad Shalit.

Parallèlement, le Conseil des ministres israélien a approuvé la proposition de loi présentée par le député Danny Danone, visant à modifier les conditions de détention des prisonniers membres du mouvement terroriste du Hamas, tant que Gilad Shalit sera séquestré. Le texte de cette nouvelle loi sera rédigé en collaboration avec les ministères de la Justice et de la Défense, pour en permettre la lecture préliminaire, qui doit avoir lieu ce mercredi 26 mai.

La mise en matière de cet amendement stipule: «Ce projet de loi vient mettre fin à cette situation absurde où des organisations terroristes qui enlèvent des citoyens israéliens pour faire du chantage, leur interdisant tout droit de visite, jouissent de ce même droit quand ses membres sont en prison. Cet amendement leur interdira le droit de visite. Ils pourront toutefois s’entretenir avec un avocat et un représentant de l’organisation internationale de la Croix rouge une fois tous les trois mois.» Rappelons que Gilad, à ce jour, n’a aucun de ces droits.

La «flottille de Gaza» a refusé de plaider pour Gilad

La famille de Gilad Shalit à demandé aux organisateurs de « Free Gaza » (« flottille de la Liberté ») de mettre pression sur le Hamas pour que des organisations internationales, comme la Croix Rouge, puissent lui rendre visite. La réponse à été un « NON » franc et massif.

Le père de Gilad, Noam Shalit, déçu, a répondu « je pensais que vous vous battiez pour les droits de l’homme. Pardon de m’être trompé. »

Gilad Shalit, les raisons d’une détention qui s’éternise

Le 25 juin prochain, cela fera quatre ans que Gilad Shalit est retenu entre les mains du Hamas dans la Bande de Gaza. Quatre ans que ce soldat de 24 ans attend que ses geôliers aboutissent à un accord de libération avec Israël. Fin décembre dernier, des négociations entre les deux parties sont activement menées à travers la médiation de l’Egypte et de l’Allemagne. Mais depuis cette date, le dossier Shalit a laissé place à l’éternelle tentative de reprise du processus de paix entre Israéliens et Palestiniens. Un autre dossier, une autre échéance, et des résultats tout aussi incertains. Shalit n’a pas été oublié, mais l’équilibre des forces en présence a irrémédiablement conduit au report de sa libération. A une date encore inconnue.
Le 21 décembre dernier, les négociations sur la libération du soldat Shalit débutent entre Israël et le Hamas. Tandis que les réunions se succèdent au cabinet de sécurité de Benyamin Netanyahou, le Hamas n’hésite à faire monter les enchères. En jeu, la libération d’un millier de prisonniers palestiniens détenus en Israël contre la libération de Gilad Shalit. Israël accepte le principe d’une libération des détenus, à condition d’obtenir l’exil des plus dangereux d’entre eux. Au terme de quelques jours d’intenses tractations au sein du Hamas, le mouvement islamiste rejette la proposition israélienne le 30 décembre.
 
L’échec des négociations est à imputer au Hamas pense-t-on alors. Mais la situation est plus complexe. Comme souvent, les deux parties se renvoient tour à tour la responsabilité de cet échec. Interviewé le 2 février par la BBC, Mahmoud Zahar, le chef du Hamas à Gaza, estimait que les négociations ont été “interrompues” : “Après l’ingérence de Benyamin Netanyahou, il y a eu un énorme recul et un repli. C’est pour cette raison que tout a été interrompu”. Hier, lundi 15 mars, le même Mahmoud Zahar accusait Israël d’avoir “torpillé” l’accord d’échange : “le changement d’attitude d’Israël a fait échouer la transaction” a-t-il jugé.
 
Israël et Shalit, ou le combat de la liberté contre la crédibilité
Depuis les dernières tentatives de négociations, Israël et le Hamas ne cessent donc de se renvoyer la balle. Mais en réalité, des résistances à la libération immédiate de Gilad Shalit existent dans les deux camps, qu’elles soient d’ordre sécuritaire, politique ou idéologique.
 
Du côté israélien, la situation est bien connue. A peine le gel provisoire des implantations décrété, Benyamin Netanyahou était appelé à prendre une autre décision contraire à ses positions traditionnelles, à savoir rogner la sécurité d’Israël en échange de la libération de Gilad Shalit. Un dilemme qu’il a tenté de résoudre en exigeant qu’une centaines de détenus palestiniens soient exilés. En vain.
 
Il était donc question de crédibilité vis-à-vis de lui-même, puis vis-à-vis de son pays. La libération de Gilad ne se fera pas « à n’importe quel prix » estime alors le gouvernement Netanyahou. Chaque demande supplémentaire du gouvernement dans les négociations apparaît donc comme une tentative de garantir cette crédibilité. Du côté du Hamas, cela est perçu comme un obstacle aux négociations.
 
Les prétentions des Etats-Unis pour le Proche-Orient
Pendant ce temps au Fatah, on se dit qu’un éventuel accord entre Israël et le Hamas aurait des conséquences désastreuses sur l’image et l’influence du Fatah dans les mois à venir. Les négociations de décembre dernier interviennent dans un climat hostile entre les deux organisations, et l’obtention par le Hamas de la libération d’un millier de prisonniers palestiniennes serait une victoire immensément importante pour une organisation que l’on dit en perte de vitesse dans la Bande de Gaza.
 
Or ce constat fait froid dans le dos des Etats-Unis. Privilégiant une échéance de long terme, l’administration du prix Nobel Obama est avant tout soucieuse de la reprise du processus de paix au Proche-Orient. Les mois suivants apporteront la preuve de ces ambitions sans doute trop optimistes (visites à répétition de George Mitchell, mise au point d’un plan de paix en janvier dernier ou instauration de pourparlers indirects au début du mois). Ainsi, selon certaines sources (voir l’article de Michaël Bloch sur le sujet), les officiels américains se seraient opposés à l’accord d’échange  pour empêcher le Hamas d’obtenir une grande victoire politique, et par là même protéger le leadership de Mahmoud Abbas. Avec en point de mire la volonté de voir Israël et l’Autorité Palestinienne d’Abbas reprendre les négociations de paix.
 
La récente proposition américaine de mise en place de pourparlers de paix indirects est incluse dans l’agenda américain pour le Proche-Orient. Un agenda non seulement trop ambitieux, mais qui repose sur un constat erroné. Car l’organisation islamiste accorde peut-être moins d’importance à Gilad Shalit que l’on veut bien le croire.
 
Le Hamas, tiraillé entre pragmatisme et idéologie
En réalité, le Hamas est incapable aujourd’hui de parler d’une seule voix, d’où sa difficulté à se mettre d’accord sur un projet d’échange avec Israël. L’organisation est tiraillée entre son ailé la plus dure, personnifiée par Khaled Mechaal à Damas, et son pendant plus pragmatique, incarné par Mahmoud Zahar dans la Bande de Gaza.
 
Depuis Damas, Mechaal reste fermement opposé à tout accord avec Israël, et même avec le Fatah. Loin d’être un modéré, Zahar est en revanche convaincu de la nécessité d’un accord avec Israël. « De là à dire que le Hamas est extrêmement divisé et ne maitrise plus la Bande de Gaza, il y a un pas à ne pas franchir » estimait hier soir le journaliste de RFI Karim Lebhour, invité de Guysen Tv.
 
Car si la situation humanitaire dans la Bande de Gaza est toujours préoccupante, le Hamas peut encore se targuer de faire régner la sécurité sur son territoire. « Lorsque l’on va à Gaza aujourd’hui, on ne sent pas les problèmes sécuritaires que l’on sentait à l’époque où le Fatah gérait Gaza » souligne Karim Lebhour. L’organisation islamiste dispose donc encore d’une marge de manœuvre et accorde peut-être moins d’importance à Gilad Shalit que l’on veut bien le croire.
 
Alors qu’on la croyait acquise, la libération de Gilad Shalit n’est pas seulement dépendante du bon vouloir du gouvernement israélien, mais d’un équilibre des forces qui penche pour le moment du côté de la paralysie.
Par Mathias Sabah pour Guysen International News - Mardi 16 mars 2010 à 18:31
 
 

Courrier de députés européens à Catherine Ashton

Résolution pour Guilad votée à l’unanimité par le Parlement Européen

Le 25 juin dernier un grand nombre d’entre vous, précisément 1500 personnes formaient une chaine humaine devant la Commission Européenne pour le troisième “anniversaire” de la captivité de Guilad Shalit, afin de sensibiliser les institutions européennes sur son sort.
Aujourd’hui à l’initiative du soutien belge à Guilad Shalit une proposition de résolution a été déposée auprès du Parlement Européen.
Cette résolution demandant la libération immédiate de Guilad a été adoptée ce jeudi 11 mars à 16h20 à l’unanimité.

Le texte intégral de la résolution suivra.

 

 

 

Noam Shalit demande l’aide d’Amnesty International

Noam Shalit, le père de Gilad Shalit, a appelé l’organisation Amnesty International à l’aider à libérer son fils de sa captivité par le Hamas : «Je m’attends à ce que vous appeliez à la libération immédiate de Gilad dans le cadre de vos entretiens avec le Hamas. »
 
Photo : D.R.
 
Source : Yedioth Aharonot

John Holmes appelle à la libération immédiate de Gilad Shalit

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires, John Holmes, est arrivé dimanche 1er mars 2010 en Israël pour une visite de quatre jours. Il  s’est rendu mercredi 3 mars à Tel-Aviv et à Jérusalem, au lendemain d’une visite à Gaza. Lors d’une conférence de presse, John Holmes a insisté sur le « caractère inacceptable du blocus à Gaza ». Il a aussi rappelé le cas de Gilad Shalit, et appelé à sa libération immédiate.

Des arabes israéliens manifestent pour la libération de Gilad Shalit

Une initiative remarquable. Plus d’une centaine d’arabes israéliens sont arrivés, jeudi 11 février 2010 au matin, au passage d’Erez et ont appelé à la libération du soldat Gilad Shalit et des prisonniers palestiniens.
 
Malik Faraj, du village arabe de Kafr Qassem, a fondé le «Ner Leshalom ve Ahva » (une bougie pour la paix et l’harmonie), l’association qui a initié l’événement. Faraj a indiqué que la fondation vise à promouvoir la coexistence entre Arabes et Juifs, et aide également les secteurs pauvres de la société en donnant des bourses d’études entre autres choses. La manifestation a été mise en œuvre lorsque les membres de l’association ont réalisé que les négociations pour la libération de Shalit étaient au point mort. «Notre objectif est de faire pression sur les décideurs et les membres de la Knesset», a déclaré Malik Faraj. «Nous avons reçu de nombreuses réactions d’encouragements pour notre initiative et nous espérons qu’elle contribuera à promouvoir son sujet », a-t-il ajouté.
 
Photo : D.R.
 
Source : Yedioth Aharonot

La famille de Gilad demande à la Croix Rouge de vérifier son état de santé

La famille de Gilad Shalit a contacté, mardi 9 février dernier, le Comité international de la Croix-Rouge, pour demander que l’organisation vérifie que le traitement de Gilad par le Hamas est en conformité avec les Conventions de Genève, et que sa santé et sa dignité sont respectées.
 
« La famille souhaite savoir si les déclarations du Hamas au sujet de leurs fils sont valables, et nous avons demandé à la Croix-Rouge de vérifier », a dit un ami de la famille. « Nous ne savons pas si cette demande peut déboucher sur du concret » a-t-il ajouté. En attente de la réponse de la Croix-Rouge, la famille Shalit a demandé aux militants pour la libération de Gilad de retarder une manifestation prévue cette semaine devant le siège de la Croix-Rouge à Tel-Aviv.
Source : Haaretz
Photo : D.R.

Le Hamas prépare déja ” l’après -Shalit”

Une « association caritative » de Gaza, le groupe Waad, proche du Hamas, a offert 1,4 million de dollars (936.300 euros) à quiconque capturerait un soldat israélien, rapporte Haaretz, jeudi 19 novembre 2009. Cette organisation, qui reçoit des fonds de l’UNRWA et de l’Union Européenne, promet de redistribuer ces fonds, destinés à l’origine à la population de Gaza, pour enlever et torturer un jeune homme ou une jeune femme juive d’Israël. Apparemment, le Hamas, qui pourrait échanger Gilad Shalit contre 1000 terroristes, prépare déjà l’ « après Shalit ».
 
Le groupe Waad, qui appelle à capturer des soldats israéliens, est dirigée par le ministre de l’Intérieur Fathi Hamad. Le directeur de Waad, Usama Kahlout, a expliqué que cette offre était une réponse aux rumeurs, récemment essaimées, d’une offre israélienne de payer les habitants de Gaza pour toute information sur Gilat Shalit.
 
Le ministre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner, a fait état, mercredi 18 novembre, de « progrès » récents pour la libération de Gilad Shalit, lors d’une conférence de presse à Jérusalem. « Nous savons qu’il y a eu quelques progrès », a déclaré le chef de la diplomatie française qui a rencontré dans la matinée les parents de Gilad Shalit. « La médiation allemande est positive. Nous ne voulons rien faire pour la contrarier », a-t-il ajouté.
 
Enfin, toujours selon Haaretz du jeudi 19 novembre 2009, une source proche des familles des prisonniers palestiniens qui doivent être échangés contre Gilad Shalit a déclaré avoir reçu les indices de progrès significatifs d’un accord très proche, évoquant « un grand optimisme » et « la joie prochaine de fêter doublement » la fête musulmane de l’Aid el Adha, qui doit débuter vendredi 27 novembre 2009 prochain…
 
Photo: D.R.
 
Sources : Haaretz, le Monde